Informations pratiques: La Banque – 14 avenue Joseph Clotis à Hyères. Fermé lundi. Plein tarif : 7€ Tarif Sénior (+ 65 ans) : 4 €.
Cette exposition invite à explorer toutes les facettes de Gustave Courbet, peintre inclassable – amoureux des paysages, chantre des femmes, observateur du monde animal mais aussi l’homme engagé pour qui l’art fut un véritable combat. Elle réunit 122 œuvres de Courbet et d’artistes de son temps.
Né à Ornans, Courbet resta toute sa vie attaché à la Franche-Comté. Dans son oeuvre, le paysage occupe une place essentielle, près des deux tiers de sa production. Ses paysages, qu’il voulait universels, traduisent l’âme des sites qu’il aimait — la Source de la Loue, le Puits-Noir, les falaises du Jura. Mais son regard s’ouvre aussi sur d’autres horizons. La mer, qu’il découvre au Havre en 1841, devient une révélation : La mer, sans horizon, que c’est drôle pour un habitant du vallon. De la Loue au Léman, de la Manche à la Méditerranée, l’eau devient pour lui symbole de mouvement, de liberté et d’évasion. Peintre chasseur et pêcheur, Courbet s’attache aussi au monde animal, qu’il rend avec une acuité presque charnelle : biches tapies dans l’ombre, renards pris au piège, scènes de chasse saisies dans leur intensité dramatique. Son regard se tourne également vers l’humain. Ode à la femme dans des portraits d’une sensualité magnifiée, célébration des visages de paysans et d’ouvriers, il traduit la force, la dignité et parfois la souffrance des plus humbles.
Artiste libre, souvent rebelle, Courbet paya chèrement ses convictions. Son rôle dans la Commune de Paris et sa participation au déboulonnement de la colonne Vendôme l’exilèrent en Suisse, où il termina sa vie dans la douleur et la solitude. Sa personnalité flamboyante, à la fois admirée et contestée, a inspiré d’innombrables portraits et caricatures.











