Architecture | Découvertes ?
L’Oculus – World Trade Center – New-York
août 22, 2023

Vous vous rappelez probablement de la date du 11 Septembre 2001, et vous savez sans doute même ce que vous faisiez lorsque vous avez appris la terrible nouvelle des attaques aériennes du World Trade Center de New-York, qui ont été si meurtrières, et qui au-delà ont modifié notre monde de façon durable.

Bien sûr les deux Twin Towers se sont effondrées, mais c’est tout le quartier qui a été rayé de la carte. Et après la phase de nettoiement il a fallu reconstruire pour affirmer la détermination de la nation américaine face à l’agression.

Aujourd’hui sur le site il y a plusieurs tours, dont la célèbre « One World Trade Center », plus haut gratte-ciel des USA, avec ses 541 mètres et 104 étages. A ses pieds, il y a deux bassins sur l’ancien emplacement des tours, où l’émotion est forte tant dans la structure que dans la si longue liste gravée  des milliers de morts  de 2001.

 

Puis un peu à l’écart il y a l’Oculus. Un bâtiment d’une rare beauté et d’une symbolique émouvante.

Oculus New-York

L’Oculus a été créé dès 2004 (et inauguré en 2016) pour être la nouvelle gare accédant au New Jersey. Cet État, de l’autre côté de l’Hudson, abrite de très nombreuses personnes travaillant à Manhattan. Mais au-delà de cet aspect fonctionnel essentiel, c’est l’architecture qui accroche obligatoirement l’œil.

Il s’agit d’un immense atrium que traversent des milliers de personnes chaque jour, surmonté d’une verrière qui font de l’atrium un lieu de lumière.  A l’extérieur, les éléments forment comme des ailes d’oiseau, toujours de couleur blanche.

 La symbolique, selon l’architecte créateur  Santiago Calatrava,  est effectivement celle « d’un oiseau libéré de la main d’un enfant », gage d’espoir. Notons que cet architecte espagnol a dessiné entre autres les plans de la gare TGV St Exupéry de Lyon.

Le caractère graphique ainsi que la symétrie permanente contribuent fortement à une certaine abstraction et à une beauté à la fois formelle et émouvante qui sied parfaitement au lieu. A la différence de la plupart des grandes gares, le stress est largement gommé par la conception, la lumière et la beauté des formes. Regarder du haut de l’atrium les déplacements de la foule conduit plus à la méditation qu’à la nervosité…

Comme l’écrit un critique : « C’est non pas un centre commercial (bien qu’il y ait des magasins d’une réelle discrétion) de banlieue avec fontaines, mais une contribution culturelle majeure à la ville de New-York »   

Crédits photos pour cet article : R.D.  

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